COLLECTION | Sol LeWitt - Cabinet 4: Brian O’Doherty | 06.09… 25.10.2015

Red Square, Rope Drawing, 2015, paint, rope, courtesy Galerie Thomas Fischer, Berlin
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Red Square, Rope Drawing, 2015, paint, rope, courtesy Galerie Thomas Fischer, Berlin
Duchamp Boxed, 1968, electrocardiographic tracing, cardboard box, courtesy Galerie Thomas Fischer, Berlin
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Duchamp Boxed, 1968, electrocardiographic tracing, cardboard box, courtesy Galerie Thomas Fischer, Berlin
Art Since 1945, 1975, wooden book, text in frame, courtesy Galerie Thomas Fischer, Berlin
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Art Since 1945, 1975, wooden book, text in frame, courtesy Galerie Thomas Fischer, Berlin
Untitled, 1986, colored inks on paper, courtesy Galerie Thomas Fischer, Berlin
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Untitled, 1986, colored inks on paper, courtesy Galerie Thomas Fischer, Berlin

En relation avec Sol LeWitts Wall Drawing Nr.36, S.M.A.K. a selectionné des oeuvres de Brian O'Doherty pour une quatrième présentation cabinet.

Le critique d’art, romancier, artiste, académicien et médecin Brian O’Doherty (°1928, Irlande) est surtout connu comme auteur de Inside the White Cube: The Ideology of the Gallery Space (1976). Dans cette série de trois essais, il s’est intéressé à l’histoire et à la signification de l’espace moderniste des expositions comme un cube blanc, immaculé et à la manière dont les artistes exploitent cet espace. O’Doherty remet en question l’espace d’exposition ‘idéal’ et l’a qualifié pour la première fois de White Cube.

Mais O’Doherty est d’abord un artiste qui réalise des objets, des dessins et des installations ‘in situ’. L’édition d’artistes Aspen 5+6 (1967) – un numéro de la légendaire revue multiple américaine (1965-1971) éditée par O’Doherty comme un White Cube portable – et le livre-objet en bois Art since 1945, une réponse humoristique de O’Doherty à la demande de l’éditeur Fred Praeger d’un livre sur l’art actuel, font le lien entre son travail d’écrivain et d’éditeur et son art.

Depuis 1972, O’Doherty travaille sous le nom de Patrick Ireland, une référence critique aux meurtres de Bloody Sunday à Derry au nord de l’Irlande au cours de cette année. En reconnaissance du retour à la paix en Irlande, O’Doherty a enterré cet alter ego en 2008 au cours d’une performance à l’Irish Museum of Modern Art de Dublin et a repris son nom de naissance comme artiste. Au cours de sa carrière, O’Doherty a développé plusieurs alter ego. C’est une manière pour lui d’expérimenter l’identité et d’échapper à la catégorisation.

Durant près de 40 ans, O’Doherty a pris des photos de lui qu’il a disposées dans une grille: The Transformation, Discontinuity and Degeneration of the Image (1969-aujourd’hui). Les portraits revêtent une caractère analytique et documentaire. Ils dévoilent à peine quelque chose sur leur réalisateur, à l’exception de son intérêt pour le sérialisme et l’identité et pour leur caractère versatile ou son absence.

Outre cet autoportrait, O’Doherty a également réalisé le Portrait of Marcel Duchamp (1966-67), en 16 parties. Au cours d’une rencontre, Duchamp a déclaré “que l’art disposé dans un espace muséal selon le principe de la demi-vie perd graduellement sa valeur”. Avec cette oeuvre basée sur un électrocardiogramme de Duchamp pris par O’Doherty, ce dernier voulait prouver le contraire. Les pulsations cardiaques de Duchamp – sa source de vie – pourraient-elles réfuter son idée que l’art meurt sur les murs des instituts artistiques?

En 1973, l’interaction de O’Doherty avec les espaces dans lesquels il travaille gagnent en intensité. Il crée plus de 100 Rope Drawings in situ: des peintures murales minimalistes de surfaces géométriques colorées, devant lesquelles est placée une construction de cordages. Selon un point de vue précis, le cordage forme les contours des surfaces colorées: un effet bidimensionnel. Les Rope Drawings montrent l’importance de la ligne dans l’oeuvre de O’Doherty: “J’ai appris à faire débuter une ligne dans l’espace et à l’arrêter exactement comme si je dessinais une ligne sur le papier.”

Avec ses dessins et ses sculptures Ogham, O’Doherty s’intéresse à la langue et aux systèmes sériels. En 1967, il a trouvé dans Ogham, alphabet irlando-gaélique de celte ancien, une solution pour “associer le minimalisme, le sérialisme et le langage”. Les lettres de cet alphabet sont des lignes verticales ou diagonales reliées à une ligne horizontale. Les lignes rythmiques, structurées dans One Drawing (1969) représentent tant le contenu que la forme.

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