Bjarne Melgaard, Oscar Murillo et Nina Canell au S.M.A.K. en septembre 2019

Oscar Murillo, Untitled, 2013 mixed media op doek h. 225cm x b. 178cm 2013 privé-collectie, België
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Oscar Murillo, Untitled, 2013 mixed media op doek h. 225cm x b. 178cm 2013 privé-collectie, België
Oscar Murillo,Triennale Kathmandu 2017, photo: Dirk Pauwels
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Oscar Murillo,Triennale Kathmandu 2017, photo: Dirk Pauwels
Bjarne Melgarad Moon over Islam, 1999 mixed media variabele afmetingen 1999 aankoop
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Bjarne Melgarad Moon over Islam, 1999 mixed media variabele afmetingen 1999 aankoop
Nina Canell Perpetuum Mobile (25 kg) 2009–2014 mixed media variabele afmetingen 2017 aankoop
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Nina Canell Perpetuum Mobile (25 kg) 2009–2014 mixed media variabele afmetingen 2017 aankoop


Dans le cadre de Highlights for a Future, La collection (I)’, de nombreuses conférences d’artistes auront également lieu en septembre 2019, notamment avec Nina Canell, Bjarne Melgaard, Oscar Murillo et Richard Venlet. Suivez notre site web pour obtenir des informations à jour.
 

Nina Canell - 22 septembre 2019 - tbc

Richard Venlet - 22 septembre 2019
L’oeuvre de Richard Venlet se déploie dans la zone de tension entre l’espace, l’oeuvre et le spectateur. Des environnements composés et conçus se présentent comme des oeuvres d’art autonomes, mais elles servent aussi de plateforme à des présentations et à une recherche sur l’histoire de l’art. En raison de l’estompement de la différence entre une oeuvre d’art et une exposition, on peut s’interroger sur la culture qui consiste à exposer et à collectionner. Richard Venlet monta l’exposition ‘Museum for a Small City’ au S.M.A.K. en 2013, par référence à un projet de musée de Mies van der Rohe qui ne s’est pas concrétisé. Venlet disposa une architecture très abstraite dans un espace composé d’un plancher légèrement surélevé en carrelage gris sur lequel étaient programmés des oeuvres de collection, des archives et des entretiens en différentes constellations. Au cours de l’exposition ‘Higlights for a Future : De Collectie (I)’, une ‘Lemurenkopf’ de Franz West de la collection du S.M.A.K. fut sélectionnée pour l’oeuvre et elle fit office d’espace discursif invitant à la réflexion sur les pratiques d’exposition, les stratégies de collection, des collaborations antérieures avec des artistes et des directives futures pour le musée.

Nous clôturons ce programme par un entretien entre Richard Venlet et … à l’occasion de l’étude pour l’obtention de son doctorat publiée récemment ‘It’s Walls, Floors, Ceilings and Windows’ (LUCA School of Arts) et à laquelle était également associée une exposition à Bozar.

Bjarne Melgaard - 26 septembre 2019 - 19h30

Les premières années de Bjarne Melgaard en tant qu’artiste sont étroitement liées à l’histoire du S.M.A.K. Melgaard présenta des oeuvres lors d’expositions importantes, notamment ‘De Rode Poort’ (1996) et ‘De Opening’ (1999). A l’apogée du néo-conceptualisme au milieu des années 1990, Melgaard se fit connaître par des peintures imprégnées de désir et de sexualité, des sculptures et des installations qui étudient les limites de l’admissible et de la morale en vigueur à l’époque. Sa façon intense de peindre, d’un trait de pinceau grossier et fanatique, se rapproche d’une longue tradition expressionniste, que l’on peut ramener à la personne d’Edward Munch, le mentor sprituel et stylistique de Melgaard, selon ses propres dires. Dans un monde pictural de sadomasochisme, de drogues, d’homosexualité et de violence perverse, il met une fiction autobiograhique en scène, tout en défiant également les conventions sociales répressives, les directives religieuses, les idées de normalité et les préjugés. Dans ses oeuvres récentes, l’artiste établit souvent des collaborations, par exemple dans le monde de la mode et des réseaux sociaux, tout en conservant son esthétique reconnnaissable et sa vision critique de la société.  

Ulrike Lindmayr* s’entretient avec Bjarne Melgaard, à l’occasion de la nouvelle présentation de son oeuvre ‘Moon over Islam’ (1999) dans l’exposition ‘Highlights for a Future: De Collectie (I)’ , 20 ans après l’exposition inaugurale du S.M.A.K.

Ulrike Lindmayr (°1962) collabora à la rédaction de revues artistiques internationales et de quotidiens à Vienne. Elle était également chargée de la conception et de la coordination d’expositions pour différentes institutions nationales et internationales et elle conseilla durant quelques années les autorités flamandes en matière d’art dans l’espace public. Elle est la co-fondatrice du centre non marchant ‘LLS 287. Ruimte voor actuele Kunst’ à Anvers et en assuma la direction artistique de 2007 à 2017. En 2010, elle organisa un entretien et une performance avec Bjarne Melgaard, à l’occasion de la publication de son ouvrage ‘Untitled Novel’ (2010).

Oscar Murillo - 29 septembre 2019 - 15h
La communauté, l’identité, le langage et l’inclusion culturelle et sociale sont les thèmes centraux qui caractérisent l’art d’Oscar Murillo. Il traite souvent des aspects relatifs à son histoire personnelle et à ses liens transculturels avec sa patrie, la Colombie. En impliquant des membres de sa famille, des ouvriers de l’usine locale et des écoliers dans le processus de création, il aborde des sujets sociaux qui relient des mondes divergents entre eux. Dans cette approche, l’accent mis sur l’esprit de communauté est tout aussi important que la révélation de phénomènes et de sentiments de displacement (déplacement). Ses peintures se basent également sur une méthode de transformation, des tissus découpés étant traités à la peinture à l’huile et abandonnés durant un certain temps dans l’atelier où elles accumulent de la poussière, des saletés et autres éléments environnementaux. Ces matériaux, qui sont identiques dans le monde entier quel que soit le contexte social ou culturel, correspondent à l’approche égalitaire et inclusive de son oeuvre. Une des peintures de Murillo est actuellement visible dans l’exposition ‘Highlights for a Future: De Collectie (I). En 2017, l’artiste prit part à la première Triennale de Kathmandu, organisée par le S.M.A.K., en collaboration avec la Siddartha Arts Foundation. Il réalisa l’oeuvre ‘The Coming of the Europeans’, qui dénonce les héritages laissés par le colonialisme, en collaboration avec un atelier local de sérigraphie.