Depuis la fin des années 70, Guillaume Bijl explore les limites entre l'art et la réalité. ll puise souvent des éléments banals de la réalité quotidienne et les transmet vers un emplacement inattendu. Ainsi, l'artiste a transformé divers musées, galeries et centres culturels en, par exemple, agence de voyage, supermarché, abri antiatomique, centre d'informations de l'armée, magasin de matelas, commerce de tapis orientaux, agence matrimoniale ou décor de jeu télévisé.
Dans le S.M.A.K., Bijl a la possibilité de retravailler l'entiereté du musée et de présenter une sorte d'amalgame de plusieurs installations. Auparavant, ses œuvres représentaient souvent des interventions isolées aux Biennales et d'autres manifestations artistiques. Le S.M.A.K. rassemble pour la première fois une grande partie de ses installations de transformation (intégrées dans une nouvelle réalisation), les musées touristiques et culturels et une série de 'Sorry's' dans une exposition avec un caractère rétrospectif. En général nous pouvons dire que Bijl visualise de cette façon 'l'archéologie de notre civilisation, aujourd'hui'.