Lois Weinberger est décédé | Un hommage

Lois Weinberger, Wege (2005), installatie S.M.A.K. 2019, foto: Dirk Pauwels
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Lois Weinberger, Wege (2005), installatie S.M.A.K. 2019, foto: Dirk Pauwels
Lois Weinberger, Wild Cube 1991.
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Lois Weinberger, Wild Cube 1991.
Lois Weinberger, Ohne Titel, ed. 2/5, 2011
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Lois Weinberger, Ohne Titel, ed. 2/5, 2011
Lois Weinberger, Ohne Titel, ed. 1/5, 2004.
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Lois Weinberger, Ohne Titel, ed. 1/5, 2004.
Lois Weinberger, Green Man, 2010 installatie S.M.A.K. 2015, foto: Dirk Pauwels
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Lois Weinberger, Green Man, 2010 installatie S.M.A.K. 2015, foto: Dirk Pauwels

L’artiste autrichien Lois Weinberger est décédé le 21 avril 2020. Le S.M.A.K. possède l’ensemble le plus important et le plus représentatif de ses créations et consacra des expositions à son œuvre en 2005 et 2015. En hommage à cet artiste très engagé, le S.M.A.K. s’est plongé dans les archives du musée.

Lois Weinberger est né en 1947 à Stams au Tyrol, il grandit dans cette région rurale et fit ses débuts dans les années ’70. Son œuvre est basée sur une vision tant politique que poétique du concept ‘nature’. Par opposition à la représentation plutôt romantique de la nature comme contrepartie primitive de la culture, l’artiste affirma que le naturel et l’artificiel sont indissociablement liés l’un à l’autre.

Weinberger se considérait lui-même comme un ‘travailleur agriculturel’. Le point de départ de son œuvre se caractérisa par des plantes poussant dans des terrains en friche. L’artiste opta délibérément pour ce qu’il qualifiait lui-même de ‘nature de seconde zone’, réservant une place centrale aux plantes sauvages. Les mauvaises herbes symbolisent la menace qui pèse sur l’esprit libre et sur l’individu qui chérit sa spécificité et son imagination, loin de toute norme.

En 2005, le S.M.A.K. monta une première exposition solo élaborée en Belgique. Dans ce contexte, le musée sélectionna 19 œuvres de Weinberger. En 2015, l’artiste lui-même fit une donation de 16 œuvres pour la collection. Son œuvre fut largement représentée lors de ‘We Humans are Free’, une exposition présentant des pièces de la collection du S.M.A.K. en 2006 au 21st Century Museum of Contemporary Art de Kanazawa, Japon. Weinberger participa également à la première Triennale de Kathmandu en 2017, montée par Philippe Van Cauteren, directeur artistique du S.M.A.K. Lors de la présentation de la collection ‘Highlights for a Future | De Collectie (1)’ à l’occasion du 20ème anniversaire du musée en 2019, l’œuvre ‘Wege’ de Weinberger se vit attribuer une place iconique à la réception du musée.

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Le film ’20 jaar S.M.A.K.’, réalisé par Canvas, s’est intéressé à l’œuvre de Weinberger (en Néerlandais).
(lire la suite sous la vidéo)

Lois Weinberger (uit: 20 jaar S.M.A.K.) from De Canvasconnectie on Vimeo. (en Néerlandais).

Par des actions minimales, Lois Weinberger créa des lieux provisoires en réservant de l’espace pour une libre intervention de la nature. Ses œuvres prenaient la forme de jardinets de guerilla en plein air ou de petits jardins intérieurs modulaires, mais elles s’exprimaient aussi dans des dessins, sculptures, photos, textes, dias, installations vidéo et projets in situ. Weinberger se limitait généralement à des actions minimales et artificielles dans le but de créer une harmonie entre le nomade et l’urbain, ou l’ordre et le chaos, au sein de son univers imagé et poétique.

Wild Cube (1991) est une construction métallique que l’artiste installa depuis 1991 dans différents endroits périphériques des villes. Chaque plante dont les semences sont portées par le vent peut germer et grandir de manière spontanée et sauvage dans cette construction, souvent par opposition à une nature bien entretenue et cultivée en dehors de cette construction. Weinberger ‘libéra’ des pans de nature en les entourant d’une clôture, ce qui semble contradictoire. Les mauvaises herbes et les plantes sauvages, qui ne connaissent pas de frontières, peuvent s’y exprimer librement. La prolifération dans ‘Wild Cube’ de Weinberger contraste avec le jardinage, où prédominent la maîtrise et le contrôle de la nature, ainsi qu’avec notre société à la réglementation fort rigide. L’œuvre est un hymne au caractère sauvage des mauvaises herbes, au quotidien, à l’étrange, à la liberté et la nature pure.

Wege (2005) (chemins) est un compromis entre une carte routière et un motif végétal. Weinberger se servit de traces dans la nature comme modèles, qui ont été transformés en motifs dans ses dessins, ses sculptures et ses concepts architecturaux. Les formes naturelles représentent une croissance permanente. Les plantes symbolisent la dynamique et le changement. Elles ne se laissent pas arrêter par des frontières, mais cherchent leur propre voie. Leur croissance organique exprime la résistance de Weinberger à l’interprétation rigide et rationnelle de notre environnement 

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dans la catégorie: Collection

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